Biographie

 

Née le 3 mars 1948 à Sullivan, en Abitibi.

 

J’ai grandi à Bourlamaque, village minier de maisons de bois rond construites par la Lamaque Gold Mines, où mon père Lucien a travaillé pendant 35 ans. Ce quartier ouvrier est devenu le site historique du Village-Minier-de-Bourlamaque à Val-d’Or. 

 

Après avoir enseigné pendant 5 ans et accouché à la maison je déménage à Montréal en 1984 avec mes deux jeunes enfants pour œuvrer comme sage-femme. Je rejoins les sage-femmes de l’époque et nous fondons l’Alliance des sage-femmes praticiennes du Québec.

 

Féministe, militante pour le droit des femmes d’accoucher à leur goût, sage-femme autodidacte et écrivaine, je publie, en 1988, mon premier essai, Sans risque ni péril, plaidoyer pour l’accouchement à la maison aux Éditions du remue-ménage. 

 

Tout au long de ma vie montréalaise, je reviens passer l’été en Abitibi avec mes garçons. Je construis la maison de bois cordé que j’habite toujours au bord du lac Preissac. À côtoyer la nature de si près chaque année, l’artiste en moi s’éveille. Initiée par une amie, je m’adonne à la photographie et à l’aquarelle. Je peins ce qui m’entoure : le ciel, les arbres et le lac. Bien que mon coup de crayon ne soit pas des plus assurés, j’aime faire couler des couleurs sur le papier.

 

En 2003 je m’inscris à l’atelier de Francine Labelle, sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal pour étudier la peinture. Francine aspire à former de véritables artistes peintres ! Je monte en amour avec la couleur ! C’est le coup de foudre : je veux devenir peintre ! Je suis la première étonnée de cette toute nouvelle certitude qui m’habite : « Je suis peintre coloriste ! ». Je touche à la félicité de peindre, stupéfaite de ressentir la force de cette passion que je porte en moi.

 

Pendant ces trois années où j’étudie avec Francine, je cumule plus de 400 heures de cours pratiques et théoriques; d’ateliers de couleurs, en modèles vivants, de portrait, de dessin d’observation et de peinture abstraite. J’apprends à peindre et à regarder autrement, à voir l’espace d’à côté, et à me laisser aller dans l’imaginaire.

 

Depuis 20 ans, de retour dans mes terres abitibiennes natales, je vis au rythme des saisons, en pleine nature, au bord du lac Preissac où je consacre le plus clair de mon temps à peindre et à écrire.